L' père Victor est allé en ville voir l' Docteur
- Voilà docteur, chuis ben embêté, dit-il , à mon âge y en a beaucoup qui vous demand'rais du Viagra. Moi j'en ai point b'soin, j'ai la zigounette encore ben vaillante, seulement voilà, à chaque foisqu'elle s' met au garde à vous, chuis dans les champs, l' temps de r' tourner à la ferme voilà quelle r' garde à nouveau mes bottes.
Le médecin hoche la tête d'un air grave.
- Vous n'auriez pas des fois un truc pour z' y maintenir la tête haute j'usqu'a la ferme ? lui demande Victor.
- j'ai bien une idée, dit le toubib, lorsque vous irez aux champs, emportez votre fusil et dites à votre femme que lorsqu'elle entendra tirer en l'air qu'elle court vous rejoindre.
- Tirer en l'air pour tirer un coup ? En v'la une idée qu'elle est pas mauvaise !
Quelque temps plus tard v' la t'y pas que l' Victor débarque dans le cabinet du docteur.
- J'viens vous voir , rapport au fusil !
- Pourquoi ça ne marche pas ?
- Oh ! ça eu marché, fait l' Victor, mais ça n' marche plus.
Pendant tout l'été j' tirais en l'air la Sylvette rappliquait en courant et hop! j' la bouriaudais dans les broussailles !
- Eh ben ! c'est formidable non ?
- Oui mais depuis l'ouverture d' la chasse , j' la vois plus !
Et... pas vraiment une blague mais...
La bohème, chanson d’Aznavour, revue et corrigée par un flic...
Je vous parle d'un temps
> Que les moins de vingt ans
> Ne peuvent pas connaître
> Les flics en ce temps là
> Ils donnaient aux malfrats
> Une tarte ou une beigne
> Et les petits loubards
> Qui fumaient leur pétard
S'r trouvaient au placard
> C'est là qu'on s'est connu
> Moi enquêteur bourru
> Et toi en garde à vue.
>
> La police, la police
> Ça voulait dire on est heureux
> La police, la police
> Nous n' travaillons qu'un jour sur deux
>
> Dans les cafés voisins
> Nous étions quelques-uns
> A jouer aux flippers
> En attendant l'affaire,
> Qu'un tonton déblatère
> Pour avoir notre faveur
> Et quand le Commissaire
> Voulait que l'on défère
> Nous mettions une danse
> A un dealer qui passe
> Afin d'avoir un plan
> Et un crâne pour l'hiver
>
> La police, la police
> Tous les truands étaient polis
> La police, la police
> Ils nous disaient encore merci
>
> Souvent il m'arrivait
> Devant mon Olympia
> De passer des nuits blanches
> Retouchant un P.V
> Fabriquant un scellé,
> Une cote ou une planche
> Et ce n'est qu'au matin
> Qu'on s'asseyait enfin
> Devant un café crème
> Epuisés mais ravis
> Fallait que l'on soit con
> Et qu'on aime la P.J
>
> La police, la police
> Ça voulait dire on a vingt ans
> La police, la police
> Nous ne comptions pas notre temps
>
> Maintenant que je suis vieux
> Je m'en vais faire un tour
> Et prendre ma retraite.
> Je ne reconnais plus
> La police qu' j'ai connue
> Qui a vu ma jeunesse
> Le flic a toujours tort,
> Le délinquant s'en sort
> La justice est laxiste
> Dans ce nouveau décor
> Le travail semble triste
> Et le métier est mort
>
> La police, la police
> On était jeunes, on était fous
> La police, la police
> Ça ne veut plus rien dire du tout...