Je ne sais pas ce qu'ils ont, ils n'arrêtent pas de sortir de nouveaux boîtiers à un rythme effréné...

Le 400D n'est qu'un 350D à 10 M pixels (avec peut-être le truc machin à ultrasons pour décoller la merde du capteur, je ne sais pas)...
Bref, c'est comme pour la Vectra, je ne changerai plus avant qu'il ne soit mort !

Si tu veux faire de l'astrophot, Shouill, il te faut simplement un adaptateur avec un filetage mâle 42 mm côté instrument (souvent déjà disponible, la plupart du temps, en dévissant un anneau du porte-oculaire qui découvre le fameux filetage T2) et une bague T2 spécifique à ton appareil photo (Canon EOS).
Il faut prendre l'adaptateur le plus court possible ("low profile") car le foyer est parfois difficile à atteindre (il faut rentrer le porte-oculaire au maximum, et des fois il manque quelques mm). En coulant de 2 pouces, j'utilise une bague extra-plate de chez GSO (divers fournisseurs en Europe ou ailleurs) et une bague T2 Canon trouvée chez Ol'Optic à Toulouse (mais facilement trouvable partout maintenant que l'EOS a quelques années derrière lui).
Il te faudra aussi le déclencheur à distance, que tu peux d'ailleurs bricoler avec un jack 2,5 mm, un peu de fil électrique et un bouton poussoir, pour ne pas faire bouger l'instrument pendant les prises de vue...
Comme il faut faire des poses longues, il te faudra surtout une bonne monture, avec un bon suivi et bien mise en station, mais ceci est un autre (vaste) sujet.

La Lune, c'est de la blague : une pose de 5 secondes et c'est fait !
Non, il s'agit plutôt d'objets du ciel profond qu'on photographie, et ce pour deux raisons fondamentales : 1) ils sont trop peu lumineux pour être détaillés l'oeil à l'oculaire, et particulièrement, pour faire apparaître leurs couleurs ; 2) la sensibilité de l'oeil humain s'effondre à partir du rouge, or les nébuleuses les plus intéressantes rayonnent énormément dans l'hydrogère bêta, qui est dans le rouge profond, près de l'infrarouge.
Si l'oeil humain y est totalement insensible, il n'en va pas de même pour les capteurs CCD, qui les révèlent dans toute leur splendeur... Sauf que les appareils photos, à la seule exception de l'ancien Canon EOS 20DA, sont filtrés pour l'infrarouge, et de manière bien trop brutale, coupant en même temps la précieuse raie H-bêta...
Donc, les amateurs s'amusent à retirer le filtre infrarouge de leurs appareils photo, ce qui pose deux problèmes : 1) l'appareil devient impropre à la photo diurne traditionnelle, il faut le réserver à l'astrophoto ou se taper la balance des blanc en manuel ; à cause de l'absence de cette fine épaisseur de verre, le trajet de la lumière est modifié et l'autofocus ne fonctionne plus correctement (en astro, on s'en fout, puisqu'on monte l'appareil au foyer et qu'on fait la mise au point à la main, ou pour les plus fortunés, avec le PC et un porte-oculaire motorisé).
Pour y remédier, on peut faire monter un nouveau filtre infrarouge (Baader, par exemple), qui lui, coupe beaucoup plus bas, en préservant toute la bande rouge. La balance des blancs doit toutefois être un peu ajustée pour les photos de jour, sinon, c'est un peu rouge (rappelez-vous que l'oeil ne le voit pas, mais que le capteur, lui, si). Par contre, si le filtre est bien fait, on récupère l'autofocus. Sinon, il est ajustable par le devant, avec un micro tournevis et beaucoup de patience...

Pour finir, ce qu'il convient de savoir, c'est que si la moitié du boulot en astrophotograhie se fait à la prise de vue, le reste de fait au traitement. En général, on prend plusieurs dizaines de vues du même objet dans les mêmes conditions, et on les additionne avec des logiciels spéciaux (IRIS, freeware de Christian Buil, par exemple), on les retraite, etc. Ca permet d'éliminer les défauts du capteur et surtout ceux du ciel (turbulence atmosphérique) en faisant ressortir les détails qui sont réellement communs à toutes les prises de vue (c'est encore un peu plus compliqué, car il faut aussi soustraire des darks, additionner des flats, faire la balances des blancs, etc. mais en gros, c'est ça).
Ce qu'il faut vraiment en retenir, c'est que la photo numérique a révolutionné l'astrophoto d'amateur. En argentique, ça reste possible, mais on gâche des km de pellicule pour (avec du bol) une seule photo potable, qu'on ne découvrira d'ailleurs qu'au développement... Et pas question d'en compositer plusieurs pour les améliorer.
Donc l'argentique a vraiment vécu... On croise parfois quelques débutants enthousiastes désirant faire de la photo argentique dans une démarche puriste... Ils reçoivent aussitôt les moqueries gentilles (tout en recevant conseils et encouragements) des vieux routards qui en ont chié en argentique pendant 40 ans, en ont fait le tour et l'ont maîtrisé autant que faire se pouvait, et ont tout jeté aux orties pour le numérique avec une joie non dissimulée !

En clair, si vous avez un numérique, tout est permis avec un peu de patience et de persévérance, et tout à fait abordable par tout le monde.
Après, les Nikon sont très bien, évidemment, mais pour répondre spécifiquement à Schouill : garde précieusement ton 400D, tu tiens entre tes mains le meilleur boîtier pour cet usage, même non défiltré.
